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    Avec le rachat de C2K XXL, Oxysign change (encore) d’échelle

    Le Groupe Oxysign ajoute une corde de plus à son arc avec l’acquisition de l’entreprise occitane C2K XXL, spécialiste du lettrage géant et des objets grand format. Un mouvement stratégique qui intervient dans un contexte de forte dynamique, alors que le groupe vient de remporter le plus important marché de lettrage monumental jamais attribué en France.

    Fondé en 1978, le Groupe Oxysign poursuit une trajectoire de croissance soutenue. L’intégration de C2K XXL intervient alors que le groupe vient de remporter le plus important marché jamais attribué en France dans le domaine du lettrage monumental, confirmant l’appétence croissante des donneurs d’ordres pour des dispositifs de signalétique spectaculaires, durables et structurants pour les territoires. Cette opération permet à Oxysign de consolider une chaîne de valeur complète, de la conception à l’installation, en associant ses expertises historiques en signalétique, marquage technique et enseigne à celles de C2K XXL dans la fabrication d’objets et de lettres XXL.

    10 MÈTRES PAR 3

    Parmi les premières réalisations emblématiques issues de cette synergie figure la rénovation complète des anneaux olympiques, propriété de la Ville de Paris, récemment réinstallés au pied de la tour Eiffel, sur le pont d’Iéna. Un projet symbolique qui illustre la capacité du groupe à intervenir sur des dispositifs iconiques, soumis à de fortes contraintes techniques, esthétiques et patrimoniales. Autre chantier majeur : la réalisation, pour la Région Île-de-France, d’un ensemble de 13 structures monumentales déployées sur 10 îles de loisirs. Conçus comme de véritables repères visuels, ces lettrages géants – pouvant atteindre près de 10 mètres de long et 2,6 mètres de haut – accueilleront chaque année plusieurs millions de visiteurs.

    Implantées en extérieur sur des sites très fréquentés, ces structures répondent à des exigences techniques élevées : résistance au vent supérieure à 180 km/h (normes européennes majorées de 50 %), utilisation de matériaux métalliques premium (aluminium épais, composites), intégration de critères écologiques et fabrication 100 % française. Le projet est piloté intégralement par le Groupe Oxysign, de la conception à la pose, illustrant son rôle d’orchestrateur industriel sur des opérations complexes et multisites.

    Avec l’arrivée de C2K XXL, le Groupe Oxysign confirme une tendance de fond : la montée en puissance de la signalétique monumentale comme outil de communication territoriale, événementielle et institutionnelle. Au-delà de la simple visibilité, ces dispositifs deviennent des marqueurs d’identité, des objets d’expérience et des repères durables dans l’espace public. En réunissant désormais Oxysign, Semios, Interimages et C2K XXL, le groupe s’impose comme le seul acteur français capable de maîtriser l’ensemble du spectre du marquage technique et monumental, avec une approche industrielle certifiée, une fabrication locale et une forte exigence RSE.


    Notre objectif est très clair : intégrer des compétences clés pour maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur. Sur notre dernière acquisition en particulier, celle de C2K XXL, ce qui nous intéressait, c’était un savoir-faire très spécifique autour de l’objet grand format, durable et iconique. Nous ne sommes pas sur de l’éphémère, car l’objet devient un élément du décor, un véritable support de communication pérenne, installé pour 10, 15, ou parfois 20 ans. C’est une communication qui ne repose pas sur un message temporaire ou événementiel, mais sur un objet physique, visible et appropriable par le public. Prenez les anneaux olympiques au pied de la Tour Eiffel : c’est probablement l’un des objets de communication les plus photographiés au monde. Le nombre de selfies, de partages, de retombées est phénoménal, alors même que le coût de fabrication reste maîtrisé. Le retour sur investissement est sans commune mesure.

    Complètement. Aujourd’hui, un objet de signalétique doit être visible, lisible, mais aussi désirable. Il doit donner envie d’être photographié, partagé. C’est une extension naturelle de l’espace public dans l’espace digital. Mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi une exigence extrême sur la qualité, la résistance et la durabilité. En termes de matériaux, nous travaillons principalement l’acier, l’aluminium, le zinc, avec une fabrication 100 % française, réalisée notamment dans nos ateliers Semios à Rennes. Les contraintes sont fortes dans l’objet XXL, entre sécurité, résistance aux usages — les gens montent sur les lettres, malgré les panneaux — et résistance aux aléas climatiques. Ce sont des objets ultra-robustes, pensés pour durer dans le temps. Nous sommes à l’opposé d’une communication jetable, faite de matériaux peu vertueux et dont on ne sait pas quoi faire après un événement. Nos projets sont conçus comme des marqueurs territoriaux. Ils s’inscrivent dans le paysage et deviennent des repères pour les habitants comme pour les visiteurs.

    En effet, car même pour une petite ville ou une région, l’investissement est vite amorti. J’ai un exemple très parlant : des proches m’ont envoyé une photo prise devant des lettres géantes installées à Toulouse lors de la Coupe du monde de rugby. La photo a été partagée immédiatement sur les réseaux et envoyée à des dizaines de personnes. L’objet devient un relais de communication spontané. Cela pourrait être le cas pour un contrat que nous venons de signer avec la Région Île-de-France. Nous allons réaliser 13 modules géants, des structures de près de 10 mètres de long, installées sur différents points stratégiques. L’objectif est de renforcer l’identité régionale et le sentiment d’appartenance. C’est l’un des plus gros projets de ce type en France actuellement.

    Très bien, honnêtement. Il y a beaucoup de synergies et une vraie énergie collective. Cette diversification nous permet aussi de sécuriser notre modèle : aucun marché ne représente plus de 10 à 15 % de notre activité. Tout est dérisqué, ce qui nous donne une vraie solidité pour la suite.

    Bertrand Clermont-Genevi est rédacteur en chef d'IC. Il possède dix ans d’expérience dans les médias (L’Express, 20 Minutes, Prisma Média) et en agence de communication (Hopscotch).