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    « Let’s Shine » : Konica Minolta remet l’ennoblissement sous les projecteurs avec son concours annuel

    Après une première édition qui avait réuni 22 réalisations, Konica Minolta lance une nouvelle édition de son concours Let’s Shine. L’objectif : repousser les limites de l’ennoblissement, valoriser les savoir-faire des imprimeurs et montrer aux donneurs d’ordres tout ce que les technologies de finition peuvent apporter à un imprimé. Le salon C!Print est partenaire du concours et constituera une nouvelle fois une vitrine privilégiée pour les réalisations candidates et la remise des prix, lors de son édition 2027.

    L’ennoblissement ne se résume plus à ajouter une touche de vernis ou de dorure à un imprimé. C’est le message que Konica Minolta entend faire passer avec la deuxième édition de son concours Let’s Shine, officiellement lancée début octobre. Présenté lors d’un webinaire animé par Régis Ruys, chef de marché industries graphiques chez Konica Minolta, le concours reprend les grandes lignes de la première édition tout en réaffirmant une ambition : faire mieux connaître le potentiel créatif et technique des solutions d’ennoblissement.

    « L’idée était de créer un rendez-vous pour permettre à nos clients de montrer leur savoir-faire, mais aussi de partager des idées et des applications qui peuvent inspirer le marché », explique Régis Ruys. Communication, packaging, étiquette, carterie ou encore dépliant : aucune catégorie n’est imposée. La diversité des applications constitue même l’un des intérêts du concours.

    Création et production

    Lancée en juillet 2025, la première édition avait permis à Konica Minolta de recevoir 22 projets, issus aussi bien de la communication globale que du packaging ou de l’étiquette. Pour les départager, l’entreprise avait constitué un jury volontairement ouvert, réunissant des profils issus de l’entreprise mais aussi de la presse, du design, de l’enseignement et de l’artisanat.

    Les réalisations lauréates avaient ensuite été présentées lors du salon C!Print 2026 à Lyon. Une expérience que Konica Minolta souhaite renouveler pour cette deuxième édition. Le salon C!Print est en effet partenaire du concours et accompagne sa communication, tout en offrant une vitrine particulièrement adaptée pour présenter les réalisations au marché.

    L’exposition ne constitue d’ailleurs qu’un point de départ. Après le salon, Konica Minolta avait poursuivi la mise en avant des réalisations sur ses réseaux sociaux et dans la presse spécialisée. Une manière de prolonger la visibilité des entreprises participantes, y compris au-delà des seuls lauréats.

    Pour cette nouvelle édition, Konica Minolta insiste particulièrement sur la complémentarité entre création et production. Le concours entend récompenser non seulement une belle idée, mais aussi la capacité à la transformer techniquement en une réalisation convaincante. « L’un n’est rien sans l’autre. Une bonne création mal réalisée ne va jamais rien donner. Et à l’inverse, on peut avoir de la technicité, mais il faut en amont des idées et des concepts », résume Régis Ruys. Les prix seront ainsi attribués au duo formé par le créatif et l’opérateur, afin de mettre en lumière ce travail d’équipe indispensable à la réussite d’un projet d’ennoblissement.

    Un choix qui fait écho au témoignage d’Eden Illouz, Responsable, communication et marketing d’AGG Print, entreprise lauréate de la première édition. Pour cette société, la participation avait justement permis de rapprocher les équipes création et production autour d’un projet réalisé pour une conciergerie de luxe. La démarche avait aussi eu des conséquences très concrètes sur le développement commercial et les équipes commerciales et les autres services de l’entreprise avaient progressivement pris conscience de nouvelles possibilités d’application. Étiquettes, carterie, pochettes… le projet avait contribué à élargir le champ des possibles lors des devis et des rendez-vous clients.

    L’ennoblissement, un argument commercial

    C’est sans doute l’un des enjeux les plus intéressants du concours pour les imprimeurs. Konica Minolta ne présente pas Let’s Shine comme un simple exercice de démonstration technologique. L’objectif est aussi d’aider les entreprises à mieux exploiter les équipements d’ennoblissement dont elles disposent. « Le but est vraiment de valoriser le potentiel de la presse d’ennoblissement qui est chez vous et qui parfois n’occupe pas forcément toute la place qu’elle devrait », souligne Régis Ruys.

    L’ennoblissement peut devenir un moyen de transformer et de sublimer un imprimé, mais aussi de renforcer le conseil apporté au client. Texture, relief visuel, effets de matière : l’enjeu est de créer une expérience plus sensorielle et d’apporter une valeur ajoutée perceptible au produit imprimé. Konica Minolta évoque à ce titre la notion de « marketing sensoriel ».

    Pour l’imprimeur, le bénéfice peut donc dépasser la seule production d’un document plus spectaculaire. Il s’agit de passer d’une logique d’exécution à une posture de conseil, en étant capable de proposer le bon effet, au bon endroit, sur le bon support.

    La première édition du concours a livré un enseignement intéressant : la réalisation la plus impressionnante techniquement n’est pas nécessairement celle qui remportera le concours. Eden Ilouz le résumait ainsi lors du webinaire : « Il faut juste un concept. Je pense que tout part d’un concept. » L’enjeu n’est donc pas d’accumuler les effets, mais de trouver une utilisation pertinente de l’ennoblissement par rapport au message, au support et au destinataire.

    Cette approche se retrouve dans les critères retenus par le jury. Deux dimensions seront particulièrement observées : la créativité et la qualité technique. L’originalité compte, mais aussi la pertinence de l’ennoblissement. Autrement dit, il ne suffit pas de mettre du vernis quelque part : encore faut-il que cet effet apporte quelque chose au document et contribue à susciter une émotion ou une valeur supplémentaire.

    Ouvert à toutes les applications

    Le concours reste ouvert à dessein. Aucun univers n’est imposé et les participants peuvent présenter aussi bien une plaquette, une carte ou un dépliant qu’une étiquette ou un packaging. Il est également possible de proposer plusieurs réalisations. Konica Minolta demande simplement cinq exemplaires de chaque projet présenté, afin de pouvoir assurer leur exposition et leur communication. Les réalisations peuvent par ailleurs être des travaux réalisés avant le lancement officiel de cette nouvelle édition.
    Le jury se réunira le 15 janvier 2027 dans les locaux de l’ISCOM à Lyon, partenaire de longue date de Konica Minolta sur les questions de formation et de communication. Les résultats seront ensuite dévoilés le 3 février 2027 à l’occasion du salon C!Print, où les réalisations seront présentées sur le stand de Konica Minolta.

    Bertrand Clermont-Genevi est rédacteur en chef d'IC. Il possède dix ans d’expérience dans les médias (L’Express, 20 Minutes, Prisma Média) et en agence de communication (Hopscotch).