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    Personnalisation : les marques en quĂȘte de sens

    À l’heure de l’urgence climatique, la personnalisation Ă  outrance, des produits comme des lieux, a-t-elle encore du sens ? Les aspirations des consommateurs dans ce domaine sont parfois difficiles Ă  comprendre. D’un cĂŽtĂ©, ils ont pris goĂ»t au sur-mesure partout et pour tout, de leur pot de Nutella Ă  leurs sneakers, en passant par leur papier peint ou leur paquet de M&Ms. De l’autre, ils militent pour des productions plus responsables et plus locales, et sont friands de no pack, d’authenticitĂ©, voire de dĂ©croissance. CĂŽtĂ© marchĂ©, ce n’est pas la panique, mais presque. DĂ©fiĂ©es par des consommateurs de plus en plus eng(r)agĂ©s, les grandes marques sont nombreuses Ă  vouloir remettre du sens dans leur communication. Elles ont aujourd’hui tous les outils pour le faire. Les technologies print, comme digitales, ont fait la preuve de leur performance et de leur efficacitĂ©. Reste Ă  dĂ©finir quels en sont les bons usages.

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    -TOP TEN DES PROJETS QUI FONT LA DIFFERENCE-

    Comment s’y prendre pour faire mieux et rĂ©pondre aux attentes de consommateurs toujours plus militants ? À travers plusieurs exemples de rĂ©alisations, dans les domaines du packaging, de l’enseigne, du design d’intĂ©rieur et de la communication, voici quelques pistes, qui en appellent beaucoup d’autres


     

    1/ LA TIMELINE RESPONSABLE DE VIVIAN DAVAL

    © Y. Deret

    « Sevran Terre d’Avenir ». Altarea Cogedim, Crescendo et la Ville de Sevran, initiateurs du projet de revitalisation urbaine SWF (Sevran-Westinghouse-Freinville), souhaitaient voir s’élever, au cƓur du quartier des anciennes friches industrielles de la ville, une Ɠuvre artistique fĂ©dĂ©ratrice qui fasse le lien entre son passĂ© industriel et son futur. LaurĂ©at de l’appel Ă  projet, l’artiste visuel Vivian Daval a sĂ©duit les commanditaires, avec son Ɠuvre Timeline qui reprend la ligne des toits d’hier de la ville, et notamment ceux des cĂ©lĂšbres usines Kodak et Westinghouse, qui ont longtemps fait partie du paysage urbain de Sevran.

    La sensibilitĂ© « durable » de Vivian Daval et ses choix forts en matiĂšre de respect de l’environnement ont aussi fait pencher la balance en faveur de l’artiste. Prenant en compte les problĂšmes induits par la pollution visuelle, les matĂ©riaux polluants et la surconsommation en Ă©nergie, Vivian Daval a pris le parti de travailler exclusivement avec des LEDs basse consommation. Il a aussi privilĂ©giĂ© des matĂ©riaux sans plastique et, pour assurer l’autonomie Ă©nergĂ©tique de l’Ɠuvre, il a optĂ© pour le photovoltaĂŻque. CĂŽtĂ© bilan carbone, il a choisi de travailler avec des entreprises d’Île-de-France. Chapeau l’artiste !

    • ON AIME : Une Ɠuvre responsable, qui ne fait pas de concession Ă  l’esthĂ©tique.

     

    2/ LA COMMUNICATION CITOYENNE DE CLEAR CHANNEL

    © Clear Channel

    Clear Channel joue Ă  plein son rĂŽle d’acteur Ă©conomique, local et citoyen. AprĂšs avoir signĂ© un partenariat exclusif avec le mĂ©dia Brut, crĂ©ant ainsi une plateforme de contenu qui propose un nouveau type de narration vidĂ©o et sociale aux annonceurs et aux collectivitĂ©s, le spĂ©cialiste en communication extĂ©rieure se lance dans la lutte contre le gaspillage alimentaire avec l’application Too Good To Go. LancĂ© le 16 octobre, ce nouveau service consiste Ă  permettre aux fonciĂšres commerciales et aux villes d’utiliser les totems digitaux de Clear Channel pour mettre en avant, de façon ultra-gĂ©olocalisĂ©e, les commerces partenaires de l’application. Pour un repas sauvĂ©, c’est 2,5 kilos de CO2 Ă©conomisĂ©s. « Nous sommes convaincus de l’utilitĂ© citoyenne de notre mĂ©dia et de sa capacitĂ© Ă  amĂ©liorer la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous vivons », dĂ©clare Emmanuel Pottier, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint en charge de la stratĂ©gie et de la transformation digitale de Clear Channel.

    Ce service pourra ĂȘtre dĂ©ployĂ© au cƓur des villes, afin de dynamiser le tissu Ă©conomique local et ses commerces. C’est une attente forte des Français, qui sont 68 % Ă  souhaiter avoir accĂšs Ă  des informations sur les commerces de proximitĂ© grĂące aux Ă©crans digitaux, selon le BaromĂštre du centre-ville et des commerces rĂ©alisĂ© par Clear Channel et l’association Centre-ville en mouvement, pour la quatriĂšme annĂ©e consĂ©cutive.

    • ON AIME : Une stratĂ©gie de contenu Ă  l’échelle du citoyen, avec une vĂ©ritable utilitĂ© sociale.

     

    3/ LA RÉCLAME MADE IN MARCEL

    © Ilot Vert

    Fin septembre, des codes promotionnels Marcel grandeur nature ont investi l’espace urbain de Paris, sous forme d’Ɠuvres artistiques itinĂ©rantes, incarnant les valeurs Ă©co-citoyennes chĂšres au pionnier du VTC responsable. PerchĂ©e sur son vaste socle en bois Ă©co-responsable, composĂ©e de LEDs et de matĂ©riaux recyclables, la premiĂšre installation Ă©tait une Ɠuvre interactive lumineuse intitulĂ©e « 100%ELEC ». Mise en place dans la station de mĂ©tro Miromesnil, elle Ă©tait lĂ  pour sensibiliser les Parisiens aux problĂ©matiques des Ă©nergies propres, tout en expliquant la dĂ©marche de Marcel, qui a lancĂ© la premiĂšre gamme de VTC 100 % Ă©lectrique en France.

    IntitulĂ©e « ZEROCO2 », la deuxiĂšme crĂ©ation a Ă©tĂ© installĂ©e sur le parvis de la DĂ©fense. À l’inspiration plus vĂ©gĂ©tale et composĂ©e, elle aussi, exclusivement d’élĂ©ments naturels, elle reprĂ©sentait une mobilitĂ© urbaine plus propre et durable. Au-delĂ  de leur design Ă©purĂ© et de leur composition en matiĂšres recyclables, ces crĂ©ations, imaginĂ©es par l’agence We Are Social et le collectif d’architectes Ilot Vert, avaient une vocation pratique et Ă©conomique, 100%ELEC et ZEROCO2 faisant office de codes promotionnels pour un premier trajet offert avec Marcel (dans la limite de 15€).

    • ON AIME : Une marque qui ne transige pas avec ses valeurs, mĂȘme quand elle fait de la promo.

     

    4/ LE DÉCOR IDENTITAIRE DE LA RÉSIDENCE KANJI

    © Six & Cie

    La RĂ©sidence Kanji est un projet immobilier de grande ampleur, conduit par Bouygues sur l’ancien site de l’usine Berliet Monplaisir Ă  Lyon. Ici, les constructions en blocs avec des jardins intĂ©rieurs laissent la place Ă  un espace ouvert sur l’extĂ©rieur. L’architecte du projet a sciemment respectĂ© l’histoire des lieux, avec une organisation des bĂątiments en laniĂšres, identique Ă  celle qui existait du temps de Marius Berliet. Pour l’amĂ©nagement des parties communes, le promoteur a souhaitĂ© continuer sur cette voie. Dans le cadre de la charte « 1 immeuble, 1 Ɠuvre », Ă  laquelle il a souscrit, Bouygues a mandatĂ© le MusĂ©e des Confluences pour Ă©laborer le projet. ConfiĂ©e Ă  l’agence lyonnaise Six&Cie, spĂ©cialisĂ©e dans la crĂ©ation d’espaces identitaires, sa rĂ©alisation a consistĂ© Ă  ressusciter sur les murs des parkings et des ascenseurs de la rĂ©sidence l’histoire industrielle des lieux.

    AidĂ© dans ses recherches par la sociĂ©tĂ© Histoire d’Entreprises, Jacques VilliĂ©, le directeur de Six&Cie, a exhumĂ© des archives de la Fondation Marius Berliet de magnifiques photos en noir et blanc, clichĂ©s qu’il a ensuite mis en scĂšne. « Pour l’habillage des neuf ascenseurs de la rĂ©sidence, nous avons choisi de raconter l’histoire des lieux. On apprend par exemple qu’en 1913, 3 500 voitures sont sorties de l’usine de Monplaisir, qui occupait alors 48 000 mÂČ et employait 4000 ouvriers. Nous avons aussi exhumĂ© des expressions utilisĂ©es par les ouvriers de l’époque comme le blanc-lim’ que l’on allait boire au troquet Chez Marinette », explique Jacques VilliĂ©. Aux entrĂ©es des parkings, ce sont des tirages en grand format qui ont Ă©tĂ© installĂ©s sous la forme d’adhĂ©sifs imprimĂ©s. On y dĂ©couvre une ligne d’assemblage de voitures et l’ambiance de la rue intĂ©rieure du site Berliet. « Ces images ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es Ă  partir de tirages argentiques de l’époque, dont la qualitĂ© Ă©tait exceptionnelle, ce qui nous a permis, grĂące Ă  un photograveur et un scanner rotatif, de rĂ©aliser ces mises en scĂšne de prĂšs de 5 mĂštres de long », prĂ©cise le dirigeant de Six&Cie.

    « Notre pari, avec ce projet, Ă©tait de faire revivre l’histoire des lieux Ă  travers ses habitants. Et de crĂ©er le dialogue autour de cette histoire. C’est plus enrichissant que de parler de la pluie et du beau temps dans l’ascenseur », commente Jacques VilliĂ©. Signe que le pari de Six&Cie a Ă©tĂ© le bon : au moment du dĂ©mantĂšlement du site, les habitants se sont mobilisĂ©s pour que le portail d’entrĂ©e de l’usine soit prĂ©servĂ©, avec l’emblĂšme de l’entreprise. Il a Ă©tĂ© remontĂ© Ă  l’entrĂ©e de la crĂšche et de l’école, créées dans la mĂȘme rue. « Six&Cie est fiĂšre de cette rĂ©alisation, qui tisse un lien culturel et social entre une ancienne friche industrielle et un nouveau quartier rĂ©sidentiel, et surtout entre les nouveaux rĂ©sidents, leurs invitĂ©s et les habitants du quartier. C’est cette dĂ©marche que le MusĂ©e des Confluences et Bouygues Immobilier ont souhaitĂ© soutenir », souligne Jacques VilliĂ©. Aujourd’hui, l’aventure industrielle perdure Ă  quelques tours de roues de camion de lĂ , sur le site de VĂ©nissieux, devenu propriĂ©tĂ© de Volvo Trucks, aprĂšs avoir Ă©tĂ© Renault VĂ©hicules Industriels.

    • ON AIME : Des lieux au design identitaire, vecteur de liens humains.

     

    5/ LES MURS IMPRIMÉS DE L’ÉCOLE DE FRÉJUS

    © HP – Riccobono

     « À l’école Saint-François-de-Paule, nous sommes convaincus que la rĂ©ussite des enfants passe par l’amĂ©nagement d’un environnement propice Ă  la crĂ©ativité », explique SĂ©bastien Martel. En partenariat avec la sociĂ©tĂ© Riccobono, ce directeur d’établissement a repensĂ© toute la dĂ©coration de son Ă©cole en ce sens. Au dĂ©part, l’idĂ©e Ă©tait simplement d’habiller les fenĂȘtres de l’école de vitrophanies dĂ©coratives. À l’arrivĂ©e, c’est un projet pĂ©dagogique global qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Murs et fenĂȘtres sont dĂ©sormais recouverts d’une dĂ©coration imprimĂ©e, conçue pour amĂ©liorer le bien-ĂȘtre des Ă©lĂšves, tout en dĂ©veloppant les apprentissages autour de la faune et de la flore. « Nous avons souhaitĂ© revoir la dĂ©coration dans l’enceinte de l’école sur le thĂšme de la planĂšte, afin d’accueillir nos Ă©lĂšves dans un espace plus chaleureux. Je suis persuadĂ© que cet environnement va contribuer Ă  leur Ă©panouissement et leur permettre de dĂ©couvrir toutes les richesses de la Terre », se fĂ©licite le directeur de l’établissement.

    Pour rĂ©aliser ce projet, SĂ©bastien Martel a fait appel au groupe Riccobono, dont l’expertise en termes de dĂ©coration, mais aussi de design d’espace, lui a permis de pousser plus loin son projet initial. Pour le chef d’établissement, la problĂ©matique Ă©tait double : il voulait crĂ©er un environnement propice Ă  la crĂ©ativitĂ© pour les enfants, tout en ayant la garantie d’avoir un cadre de travail agrĂ©able et sain pour ses Ă©lĂšves. Partenaire du constructeur de machines d’impression HP depuis plus de dix ans, le groupe Riccobono a rĂ©pondu Ă  ce cahier des charges, en utilisant sa HP Latex R2000 (certifiĂ©e UL Greenguard Gold) pour imprimer tous les supports du projet.

    • ON AIME : Un lieu inspirant pour les enfants, oĂč il fait bon Ă©tudier.

     

    6/ L’ENGAGEMENT PAR L’OBJET DE GIFTS FOR CHANGE

    © Gifts for Change

    Créée en 2014 par Alexis KrycĂšve, la sociĂ©tĂ© Gifts for Change propose des objets publicitaires qui servent Ă  financer de grandes causes environnementales et sociales partout dans le monde. Des financements intĂ©grĂ©s au business modĂšle de l’entreprise, dont le succĂšs prouve que l’objet publicitaire peut allier utilitĂ© sociale et efficacitĂ© Ă©conomique. « Au dĂ©part, il s’agissait de crĂ©er un bracelet de cause pour financer un projet de reforestation, explique Alexis KrycĂšve. Mais Ă  la suite d’une opĂ©ration menĂ©e avec le Stade de France, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup plus de potentiel du cĂŽtĂ© des entreprises ». Treez, la marque créée par l’entrepreneur pour ce premier projet, devient l’entitĂ© grand public du groupe. Mais c’est bien le B2B qui devient le cƓur de mĂ©tier de Gifts for Change. Avec un objectif : fabriquer de l’engagement par l’objet.

    L’entreprise propose dans un premier temps de s’engager pour une cause, parmi quatre grands domaines : la reforestation, l’accĂšs Ă  l’eau, la rĂ©gĂ©nĂ©ration des fonds marins et la protection des abeilles. Papeterie, bracelets, trophĂ©es, graines, accessoires, gamme enfants
 l’entreprise propose de nombreuses rĂ©fĂ©rences, qu’elle source auprĂšs de fournisseurs respectant un strict cahier des charges en matiĂšres environnementale, sociale et Ă©thique, ou qu’elle fait fabriquer sur-mesure grĂące Ă  des partenaires de longue date. À l’autre bout du processus, Gifts for Change noue des partenariats avec des associations et des entreprises sociales qui Ɠuvrent sur le terrain, partout dans le monde. « Nous sommes devenus un nouvel outil de fundraising, avec un coĂ»t de collecte nul pour eux. Nous leur amenons des fonds et, en contrepartie, ils fournissent des Ă©lĂ©ments de communication que les marques peuvent utiliser pour montrer Ă  leurs clients Ă  quoi servent ces financements ». Autrement dit, tout le monde y trouve son compte.

    • ON AIME : Une personnalisation d’objet qui se transforme en personnalisation de la cause.

     

    7/ KANDU À L’ÉCOUTE DU RESTAURANT SEPTIME

    © Septime

    Le restaurant du VIIe arrondissement de Paris a fait appel aux experts de la sociĂ©tĂ© Kandu pour rĂ©gler leur problĂšme d’acoustique. « Nous avons toujours voulu que Septime soit un restaurant vivant, avec une ambiance moins formelle que dans bon nombre de restaurants gastronomiques. Le bruit, l’atmosphĂšre, les conversations : on y tient. Mais le volume sonore Ă©tait vraiment insupportable certains soirs. Nous avions peur qu’un traitement acoustique feutre trop l’ambiance, change l’ADN du lieu. Et puis, les solutions classiques de traitement acoustique Ă©taient rĂ©dhibitoires pour nous d’un point de vue esthĂ©tique », tĂ©moignent ThĂ©ophile Pourriat (gĂ©rant) et Bertrand GrĂ©baut (chef Ă©toilĂ©).

    Le bon Ă©quilibre data/expertise humaine incarnĂ© par Kandu a eu raison de leur rĂ©ticence. AprĂšs un diagnostic prĂ©cis et scientifique du volume sonore de l’établissement, une toile tendue a Ă©tĂ© installĂ©e. Une solution qui fonctionne parfaitement. « On ressent toujours cette ambiance, mais le volume est amoindri. La toile ton sur ton est quasi invisible et les travaux ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en un week-end. Nous avons fait le bon choix », concluent les responsables.

    • ON AIME : Un vrai service, avec une solution personnalisĂ©e de A Ă  Z, qui s’appuie Ă  la fois sur un diagnostic scientifique et une expertise humaine.

     

    8/ LES LIEUX DE SANTÉ PERSONNALISÉS

    © HP

    La transformation des Ă©tablissements de santĂ© en lieux oĂč il fait « mieux vivre » est en marche un peu partout : dans les hĂŽpitaux publics, les cliniques privĂ©es, les Ehpad et les maisons d’accueil spĂ©cialisĂ©es, les instituts de recherche
 Objectif : garantir le bien-ĂȘtre des patients et des salariĂ©s. Les investissements croissants dans l’embellissement et la personnalisation de ces espaces sont la marque d’une tendance bien rĂ©elle. Des salles d’examen pour enfants transformĂ©es en navette spatiale jusqu’aux habillages muraux entiĂšrement revisitĂ©s, les nouvelles technologies de personnalisation ont libĂ©rĂ© la crĂ©ativitĂ© des designers.

    • ON AIME : Des projets oĂč le ROI est avant tout « émotionnel »

     

    9/ LES BOÎTES PÉDAGOGIQUES DE LA CRIQUETERIE

    © La Criqueterie

    En matiĂšre de packaging, l’impression numĂ©rique bouscule les process traditionnels (hĂ©liographie, flexographie, offset). Absence de frais de calage des machines, flexibilitĂ© et rapiditĂ© de production, personnalisation des produits : des atouts qui sĂ©duisent de plus en plus d’entreprises, au premier rang desquelles les start-ups. CrĂ©ation de gammes complĂštes, d’éditions limitĂ©es ou Ă©vĂšnementielles, de produits en langues Ă©trangĂšres pour l’export
 Les jeunes pousses ont trouvĂ© un terrain de jeu Ă  leur image et se mettent Ă  faire du packaging comme des grandes.

    FondĂ©e dĂ©but 2017, la start-up La Criqueterie commercialise des insectes comestibles made in France. Un marchĂ© embryonnaire dans l’Hexagone. « Pour le packaging, nous souhaitions quelque chose de diffĂ©rent, car nos produits sont diffĂ©rents de ce que l’on rencontre sur le marchĂ© alimentaire, explique ClĂ©ment Lakhal, fondateur et dirigeant de La Criqueterie. Nous voulions du smart packaging. Nos boĂźtes ne devaient pas ĂȘtre de simples contenants. Elles devaient faire partie de l’expĂ©rience et contenir un volet pĂ©dagogique ». La jeune pousse se tourne vers l’imprimeur FP Mercure. EquipĂ© d’une machine d’impression numĂ©rique HP Indigo 30000, le prestataire drĂŽmois construit avec son client un packaging qui, une fois ouvert, se transforme en ramequin pour la dĂ©gustation des insectes et qui embarque de nombreuses informations imprimĂ©es (avec pelliculage alimentaire) sur les faces intĂ©rieures.

    DĂšs le dĂ©part, la start-up se lance avec une gamme complĂšte de grillons et vers de farine. « L’impression numĂ©rique nous a permis de dĂ©buter avec 12 saveurs diffĂ©rentes. Cela nous a permis de gagner en attrait et en crĂ©dibilitĂ©, analyse ClĂ©ment Lakhal. Les boĂźtes font trĂšs “pro” et rassurent les distributeurs, comme les consommateurs, qui sont souvent surpris que l’on soit une start-up ».

    • ON AIME : Un smart packaging produit en mode « agile », capable de s’adapter en temps rĂ©el aux mouvements du marchĂ©.

     

    10/ L’ALPHABET CORÉEN DE SAMSUNG

    © Athem

    Dans le domaine de la rĂ©gie patrimoniale, les annonceurs ont souvent du mal Ă  s’emparer, comme ils le devraient, de ce format trĂšs original. Heureusement pour nous, il y a des exceptions. Ainsi en a-t-il Ă©tĂ© de Samsung qui, en dĂ©but d’annĂ©e, a choisi pour sa nouvelle campagne de communication un visuel beaucoup plus graphique, reprĂ©sentant le Hangul, l’alphabet corĂ©en. Un choix extrĂȘmement esthĂ©tique, mis en scĂšne par l’atelier de scĂ©nographie Athem, qui redonne envie de regarder la publicitĂ©.

    • ON AIME : Une stratĂ©gie de contenu diffĂ©rente, qui rend les opĂ©rations de rĂ©gie patrimoniale encore plus vertueuses.

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    Cécile Jarry est journaliste pour IC Le Mag.