Avec toujours plus de partenaires, l’atelier grandeur nature 2026 de swissQprint monte encore en puissance
Aux journées portes ouvertes de l’Atelier du Grand Format, dont la dernière édition s’est tenue entre le 21 et le 25 septembre, swissQprint et ses partenaires ne se contentent pas de présenter des machines : ils reconstituent un véritable environnement de production, du traitement des fichiers à la finition. Une approche concrète, tournée vers les applications, la complémentarité des technologies et les nouvelles opportunités de marché.
Une borne d’arcade rétro, des effets métallisés sur des supports inattendus, des impressions fluorescentes qui prennent du volume ou encore une solution de gravure laser présentée en avant-première : aux journées portes ouvertes de l’Atelier du Grand Format, la technologie se découvre avant tout par la démonstration. Ici, les machines ne sont pas simplement alignées dans un showroom. Elles sont mises en situation, associées à d’autres équipements et à des logiciels pour donner à voir tout ce qu’un professionnel de l’impression peut produire.
Organisé autour de swissQprint et de son réseau de partenaires, l’événement a pris de l’ampleur au fil des éditions. Cette année, l’espace consacré aux démonstrations a progressé d’environ un tiers par rapport à l’année dernière en faisant le lien avec le showroom de KSB France, avec de nouveaux partenaires – dont Hexis – et des ateliers supplémentaires. L’ambition reste la même, présenter un flux de production cohérent, depuis la réception des fichiers jusqu’à la découpe, la finition et l’expédition. Une démarche qui prend tout son sens dans un contexte où les investissements sont de plus en plus réfléchis, où les marges restent sous pression et où les imprimeurs doivent trouver de nouveaux relais de croissance.
La démonstration avant tout
Chez swissQprint, les principales machines présentées restent les modèles phares du fabricant, notamment l’Impala et la Kudu. L’édition ne se distingue pas par une nouvelle génération d’imprimantes, mais par la mise en avant de possibilités applicatives et d’évolutions logicielles. L’objectif est moins de dévoiler une nouvelle machine que de montrer comment les équipements déjà installés peuvent ouvrir de nouvelles perspectives.
Premier exemple, la création d’effets métalliques, notamment dorés, sur des supports qui ne sont pas naturellement réfléchissants. À la demande d’un client qui cherchait à obtenir un rendu doré sur du bois, les équipes de swissQprint ont travaillé avec le réseau international de la marque pour mettre au point une combinaison d’impression et de vernis. Le résultat permet de produire des effets dorés ou argentés sur des matières difficiles à traiter avec les procédés habituels. Si ce type de développement ne promet pas de gros volumes à lui seul, il illustre la capacité à répondre à une demande spécifique, enrichir une offre et apporter une solution là où le prestataire ne disposait auparavant d’aucune réponse satisfaisante.
Autre démonstration, autre registre : l’impression lenticulaire réalisée uniquement avec des encres. Sur un objet conçu autour du rétrogaming, de petits personnages semblent apparaître ou disparaître selon l’angle de vue. L’effet ne nécessite pas l’ajout d’un support lenticulaire spécifique. Il s’appuie sur les possibilités des nouvelles générations de machines et sur leur pilotage logiciel. Le projet va plus loin qu’un simple échantillon. Les partenaires de swissQprint ont conçu une véritable borne d’arcade personnalisée, en associant impression, découpe et différents effets visuels. Un objet ludique qui démontre, de manière très concrète, ce que la combinaison de plusieurs savoir-faire permet de réaliser.
Parmi les applications présentées, le vernis anti-graffiti attire aussi l’attention. L’idée consiste à protéger une impression grâce à un vernis adapté, que l’on peut ensuite retirer avec le marquage indésirable, plutôt que de recourir à une pellicule de lamination anti-graffiti. Jusqu’ici, le temps nécessaire à l’application du vernis pouvait limiter l’intérêt économique de cette solution. Les évolutions des machines permettent désormais d’envisager un traitement plus rapide et donc plus compétitif sur certaines productions. Les besoins peuvent concerner les collectivités, les réseaux de transport ou les entreprises qui doivent protéger leurs supports contre les dégradations. Cette démonstration illustre l’intérêt d’une approche orientée vers les usages. Car une fonctionnalité technique ne prend toute sa valeur que lorsqu’elle répond à un problème concret rencontré par des clients et qu’elle peut être mise en œuvre dans des conditions financières acceptables.
Autre espace marquant de la visite, une salle entièrement aménagée autour de l’impression fluorescente. Les visuels, imprimés sur du papier peint et d’autres supports, révèlent des effets spectaculaires sous la lumière noire. Muni de lunettes comparables à celles utilisées pour la 3D au cinéma, on peut observer une impression de relief qui accentue les contrastes entre les couleurs. L’application ouvre des perspectives pour l’événementiel, les espaces de loisirs indoor, les lieux de divertissement ou les marques qui cherchent à créer une expérience visuelle forte. La technique impose toutefois certaines limites. Les pigments fluorescents sont sensibles à la lumière et leur tenue dans le temps peut être insuffisante pour certaines applications extérieures. Là encore, l’enjeu est de faire sortir les technologies de leur usage le plus évident. L’impression grand format ne se résume pas à produire des affiches ou des panneaux : elle peut devenir un élément de décor, contribuer à l’ambiance d’un lieu ou participer à une expérience immersive.


Au-delà de l’impression
La logique de l’Atelier du Grand Format repose sur la complémentarité. Autour de swissQprint, les partenaires interviennent à différents stades de la production : traitement des fichiers, logiciels, impression, découpe numérique, gravure laser, lamination et travail des supports. La présence de Trotec Laser en est une bonne illustration. Le fabricant y présentait la Speedy 480, une nouvelle machine dévoilée récemment et montrée ici en avant-première mondiale. Avec son format de travail de 1 200 × 600 mm, elle vient compléter la gamme existante et se positionne sur un format intermédiaire, associant une surface de travail plus importante à des caractéristiques de vitesse et d’accélération issues de machines plus compactes.
Pour Trotec, le laser ne remplace pas les outils mécaniques de découpe. Il apporte une autre manière de travailler les matériaux, avec des avantages en matière de précision et de finesse sur certaines applications. Il peut ainsi compléter une chaîne dans laquelle le support est d’abord imprimé, puis découpé ou gravé. La gravure sur des matériaux bicouches, par exemple, permet de réaliser des marquages détaillés qui enrichissent les possibilités de personnalisation. Au-delà de la machine, le fabricant insiste sur le traitement des fichiers et les logiciels d’automatisation. L’objectif est de réduire les interventions nécessaires entre la réception d’une commande, sa préparation et son lancement en production. Cette approche rejoint les enjeux de productivité de l’ensemble de la filière : raccourcir les flux, limiter les manipulations et permettre aux équipements de fonctionner avec davantage d’autonomie.
Une autre évolution notable de cette édition concerne la présentation de machines swissQprint reconditionnées directement dans le showroom. Le constructeur récupère certains équipements, les remet en état et les garantit à nouveau. Selon l’équipe, ces machines peuvent ainsi repartir pour plusieurs années de production. L’offre vise les entreprises qui souhaitent accéder à la technologie swissQprint avec un budget plus limité, qu’il s’agisse d’un premier investissement ou d’un équipement complémentaire. Le reconditionné permet de disposer d’une machine de production éprouvée, même si ses performances et ses possibilités ne sont pas identiques à celles des dernières générations. Ce positionnement élargit les profils de visiteurs susceptibles de s’intéresser à l’offre. Il permet aussi de montrer que le choix d’un équipement ne se résume pas à comparer les caractéristiques des nouveautés. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre capacités de production, applications visées, budget et perspectives de développement.


Faire circuler les idées
Les journées portes ouvertes ne se limitent pas aux équipements directement liés à l’impression. Parmi les exposants figure également une spécialiste des exosquelettes, HBR Innovation, qui accompagne les entreprises dans le choix de solutions adaptées aux contraintes physiques des opérateurs. Dans les ateliers, les gestes répétitifs, les postures contraignantes et la manutention peuvent peser sur les conditions de travail. Les exosquelettes sont conçus pour assister certains mouvements et soulager des zones du corps comme le dos ou les épaules. Mais leur pertinence dépend des tâches effectuées et de la morphologie des utilisateurs. La dirigeante de l’entreprise insiste sur la nécessité d’observer les situations de travail et de prendre le temps de choisir un dispositif adapté. Un équipement mal choisi peut s’avérer gênant plutôt qu’utile. Cette présence témoigne d’une conception élargie de l’environnement de production. L’amélioration de la performance ne dépend pas uniquement de la vitesse des machines ou de l’automatisation des flux. Elle passe aussi par les conditions dans lesquelles les équipes travaillent. Pour les entreprises confrontées à des difficultés de recrutement ou à des postes physiquement exigeants, le sujet mérite d’être intégré à la réflexion sur l’organisation des ateliers.
Pour les partenaires présents depuis plusieurs éditions, les journées portes ouvertes constituent désormais un rendez-vous installé. L’intérêt ne réside pas seulement dans la présentation de nouveautés, mais dans la possibilité de rencontrer des clients, de réaliser des démonstrations et de montrer des échantillons dans un environnement de production cohérent. L’événement favorise aussi les échanges entre fournisseurs. Une application peut mobiliser plusieurs technologies, et une idée née autour d’une machine peut trouver sa concrétisation grâce à un autre équipement ou à un savoir-faire complémentaire. C’est ce que matérialisent les réalisations autour du jeu vidéo, les effets visuels ou les démonstrations de finition. En élargissant son espace et en accueillant de nouveaux partenaires, l’Atelier du Grand Format affirme ainsi sa vocation : montrer non seulement ce que les machines savent faire, mais aussi ce que les imprimeurs peuvent en tirer. Dans un marché où l’investissement doit se justifier par des débouchés identifiables, la démonstration applicative devient un outil commercial à part entière. Elle aide les professionnels à dépasser la fiche technique pour se projeter dans de nouveaux produits, de nouveaux usages et, in fine, de nouvelles sources de chiffre d’affaires.