Benjamin Launay (KSB France) : « Nous axons tous nos efforts sur le service client »
Créée en juin 2025, KSB France est le distributeur officiel des solutions de découpe Konsgberg dans l’Hexagone. La structure, qui ne souhaite pas griller les étapes, est pourtant déjà en passe de s’imposer comme un acteur qui compte, forte d’une équipe experte et d’un positionnement clair : allier la puissance technologique des machines Kongsberg à un service après-vente de proximité et de qualité. Benjamin Launay, directeur général de KSB France, nous en dit plus.
Comment s’est concrétisé votre partenariat avec Kongsberg ?
Après une dizaine d’années de responsabilités commerciales chez Zünd France, j’ai quitté l’entreprise début 2025, avec une solide expérience dans la découpe numérique, un métier pour lequel j’ai beaucoup d’appétence. Mon objectif était de mettre à profit cette compétence au sein d’une nouvelle structure, mais du même secteur. Des associés financiers m’ont aidé à imaginer le projet et identifier un constructeur de qualité, avec des machines fiables et une longue durée de vie. Je me suis rapproché de Kongsberg et j’ai présenté notre projet au PDG. Nous avons eu la chance qu’il y adhère rapidement.
Comment se structure KSB France aujourd’hui ?
Nous sommes une équipe de cinq personnes, composée d’une responsable administrative, de deux techniciens, d’un ingénieur commercial – Benjamin Chanéac, un ancien salarié de chez Zünd qui apporte une vraie expertise des arts graphiques – et de moi-même à la direction. C’est une structure légère, mais c’est voulu. Notre objectif à court terme est de renforcer l’équipe technique, afin de pouvoir réagir toujours plus vite auprès de nos clients. Il s’agit d’un élément clé pour nous.
En quoi consiste votre philosophie d’entreprise ?
Nous axons tous nos efforts sur le service client. L’idée est d’obtenir une satisfaction totale. Notre spécialisation mono-marque nous permet d’être experts et de maitriser les machines sur le bout des doigts. Vendre beaucoup ne sert à rien si le service est dégradé… Notre modèle d’entreprise assumé, c’est swissQprint : les dirigeants n’ont pas cherché à faire du volume pour du volume, ils ont d’abord construit une qualité de service irréprochable, tout en développant leur structure. C’est exactement le chemin que nous souhaitons emprunter. Le jour où l’on vendra 50 ou 60 machines par an, cela voudra dire que nous possédons les équipes et l’organisation pour le faire correctement.
Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à Kongsberg PCS ?
Kongsberg PCS est un fabricant qui travaille avec des grands comptes, notamment sur le marché du packaging, qui représente leur domaine d’action historique. Avec KSB France, nous sommes complémentaires. Notre premier terrain de jeu, ce sont les arts graphiques et tout ce qui tourne autour du grand format imprimé. Et ensuite, nous souhaitons développer des débouchés industriels pour Kongsberg, comme la découpe de moquette, de fils de carbone, de voiles de bateau, etc. Ce sont des marchés que Kongsberg n’adresse pas encore, mais que nous connaissons bien grâce à nos années d’expérience chez Zünd. Une autre de nos particularités tient dans notre présence physique en France, via notre showroom à Villebon-sur-Yvette, en région parisienne. Quand on vend ce type de machines, il faut assurer un service tout au long de leur vie et cela passe par le fait de comprendre les problèmes, tester des matières et réagir vite. Le showroom est aussi là pour cela.
Vous avez inauguré votre showroom le 28 avril dernier. Quel était votre objectif ?
Il s’agissait d’un événement en petit comité, avec une trentaine de personnes invitées, dont des journalistes et quelques clients et prospects de la région parisienne. Deux machines étaient en démonstration, une C64 et une Entro 24. Ce sont deux gammes différentes, qui ont tourné en live pour démontrer leur vitesse et leur qualité de production. Nous sommes fiers de ce showroom, car il marque un point de départ solide et concrétise l’ambition de la société.
KSB France était exposant sur le salon C!Print en février 2026. Quel bilan tirez-vous de cette édition ?
Cela fait une dizaine d’années que je participe à C!Print et j’ai toujours été satisfait. C’est un salon très vivant, qui attire du monde, et en tant que fournisseur, on en sort forcément grandi. Pour KSB France, c’était évidemment notre première participation cette année, et le bilan s’avère très positif. Nous avons obtenu de nombreux leads et des contacts historiques sont venus prendre de nos nouvelles et nous témoigner leur soutien. Nous sommes en phase de construction de notre portefeuille et beaucoup de projets ont été engagés.
Quelles sont vos ambitions pour les prochains mois ?
Depuis le salon, le contexte économique mondial s’est un peu durci, ce qui ralentit les prises de décision. Mais les démonstrations se multiplient et les projets avancent. Je suis persuadé que le travail que nous engageons aujourd’hui portera ses fruits à l’avenir. L’optimisme règne, car les premiers retours sont excellents. Nous sommes en phase avec nos projections commerciales, ce qui est très encourageant pour nos débuts sur le marché. Et nous avons déjà réservé un stand de plus de 80 m² sur C!Print 2027, avec la volonté d’être aux côtés de swissQprint.


