Canon sublime les photos de Tony Crocetta en Afrique dans le cadre d’une exposition
À la Galerie MJ, à Paris, l’exposition « African Soul » du photographe Tony Crocetta donnait à voir le monde sauvage africain dans toute sa puissance. Mais derrière les lions, éléphants et guépards photographiés se joue une autre histoire, plus discrète : celle de leur transformation en œuvres physiques. Avec un partenaire technique essentiel, Canon.
Au 132 rue de Charenton, dans le 12e arrondissement de Paris, la Galerie MJ a choisi Tony Crocetta pour inaugurer sa programmation. Ouverte à la fin du mois de juin 2026, la galerie entend faire cohabiter photographes émergents et artistes confirmés, sans s’enfermer dans une ligne éditoriale trop restrictive. Pour son premier rendez-vous qui s’est étendu jusqu’à la fin du mois de septembre, elle a donc choisi le photographe animalier français, connu pour ses images réalisées au cours de nombreux safaris en Afrique (Kenya, Tanzanie, Botswana, Rwanda). Son travail privilégie la lumière naturelle et la patience, en attendant et laissant venir l’animal et saisissant une scène qui ne se reproduira peut-être jamais.
Ne pas seulement exposer des images
L’une des particularités de l’exposition est de présenter plusieurs façons de transformer une photographie en œuvre. Papier baryté, contre-collage sur différents supports, plexiglas, encadrement avec verre optique antireflet, caisson lumineux… Les visiteurs découvrent ainsi que des photos pourtant issues du même univers peuvent produire des sensations très différentes selon la manière dont elles sont imprimées et présentées. Cette réflexion est loin d’être secondaire. Une photo animalière ne se traite pas comme une simple image destinée à un écran. Le choix du papier peut renforcer ou atténuer une lumière, faire ressortir une texture ou au contraire absorber certains contrastes. Le format lui-même modifie la perception. Certaines images gagnent à être vues en très grand, tandis que d’autres perdent de leur force lorsqu’elles sont agrandies.
Pour un photographe animalier, cette maîtrise du tirage est très importante. Les images de Tony Crocetta jouent beaucoup sur les contrastes, les ombres, les poussières, les lumières rasantes et les noirs profonds. Certaines œuvres de l’exposition ont demandé une véritable attention chirurgicale. Un simple grain de poussière dans le système d’impression peut suffire à créer un défaut visible dans une zone noire. Dans le cas d’un tirage destiné à être vendu plusieurs milliers d’euros, impossible de se contenter d’une retouche manuelle après impression.

Canon au premier plan
Dans cette exposition, Canon n’est pas simplement présent en arrière-plan comme fabricant de matériel photo. Son rôle est directement lié à la possibilité de produire les œuvres telles qu’elles ont été imaginées. Le projet s’inscrit dans une relation ancienne entre Canon et le monde de la photographie. Didier Fontan des Trois Univers de l’Image, le spécialiste du tirage qui a accompagné Tony Crocetta, est lui-même ambassadeur Canon pour l’impression. Il explique avoir basculé vers les technologies Canon après avoir travaillé avec d’autres marques, convaincu par les progrès réalisés autour des encres pigmentaires, qui « permettent aujourd’hui d’obtenir des niveaux de précision et de conservation qui ont profondément transformé le métier du tirage d’art », et par la cohérence de l’ensemble de la chaîne image.
Cette continuité entre prise de vue, traitement et impression constitue l’un des atouts du constructeur. Canon développe à la fois des appareils photo, des scanners et des solutions d’impression. Une approche qui permet de faire dialoguer les différents maillons de la chaîne, du fichier capturé sur le terrain jusqu’à l’œuvre accrochée au mur. Et si la technologie ne remplace pas le regard du photographe, elle lui donne les moyens de se prolonger dans la matière.
« Les savoir-faire s’alimentent les uns les autres », explique ainsi Marion Poitrinal, PR Manager chez Canon France. Chez le constructeur, les échanges avec les photographes et les imprimeurs ne sont pas uniquement destinés à recueillir des avis. Ils participent à l’évolution même de tous les produits. Une logique de boucle entre utilisateurs, expertise technique et R&D que l’exposition Tony Crocetta illustre de manière très concrète.